La route, une façon de vivre, un art de vivre. Cela fait bientôt 3 mois que nous faisons l’expérience de la vie nomade. Nous n’étions pas préparés à beaucoup de choses, vraiment !!
Nous avons ouvert notre porte un peu trop, les Hippies sont parfois des « hippicrites », les plans qui semblent sûrs, sont parfois les plus instables, la promiscuité dans un si petit espace peut devenir une source de conflit. Un camping-car n’est pas un lieu figé, il vit et subit beaucoup de coups quand on y vit 24 heures sur 24.

Je ne parlerai même pas du manque de liberté qui est de plus en plus flagrant en Europe. Nous pensions pouvoir, tant que nous respections la nature et l’environnement, dormir sous les étoiles, manger avec la table dehors sans problème, profiter d’être libre pour découvrir sans contraintes. C’est très loin d’être le cas. Les pays mettent de plus en plus de règles contraignantes qui compliquent considérablement la vie nomade. C’est parfois à la limite du stupide mais c’est la loi et elle n’est pas faite pour les personnes libres. On a parfois l’impression que toutes les libertés sont enlevées discrètement et que cela devient difficile de ne pas être dans le système.

Nous n’avons pas pris la route pour être en conflit ou ne pas apprécier les sédentaires mais nous constatons qu’il nous est de plus en plus difficile d’accepter des « directives de vie » incohérentes et illogiques sans y réfléchir, s’y plier et pire encore les défendre.. .
La vie nomade amène aussi son lot de belles images, de superbes paysages, de personnages anachroniques et attachants. Elle forge le caractère comme aucune école.
Nous apprenons chaque jour.